Tentative d’homicide au château de Beloeil : un père jugé pour avoir étranglé sa compagne

Au tribunal correctionnel, ce jeudi 23 octobre, l’émotion était palpable. Un homme comparaissait pour avoir tenté d’assassiner sa compagne, Gaëlle Papin, à trois reprises, lors d’une soirée au château de Beloeil. Leur fils de 16 ans, entendu par la police après les faits, avait été le seul à pouvoir mettre fin au drame.

Une soirée d’été au château de Beloeil qui devait être festive s’est transformée en cauchemar. Ce soir-là, Gaëlle Papin souhaite quitter la fête plus tôt. Une simple remarque qui déclenche la colère de son compagnon. Ivre il avait consommé une bouteille entière de rhum et sous l’effet d’autres substances selon les analyses toxicologiques, l’homme perd tout contrôle.

Les coups pleuvent, les cris résonnent. À trois reprises, il serre les mains autour du cou de sa compagne. Gaëlle parvient à s’échapper deux fois, avant d’être de nouveau rattrapée. Elle perd trois dents, présente des traces de morsures et souffre encore aujourd’hui d’un stress post-traumatique.

C’est leur fils, Hugo, alors âgé de seize ans, qui intervient. « Gaëlle serait morte sans mon intervention », a-t-il confié lors de son audition par la police, juste après les faits. Le jeune garçon a tenté de s’interposer, en vain, avant d’appeler les secours. « J’ai essayé qu’il la lâche, mais je n’y suis pas parvenu », a-t-il expliqué avec une maturité bouleversante.

À l’audience, l’accusé, détenu depuis cette nuit tragique, dit ne se souvenir de rien. Il pleure en voyant les photos de la victime à l’hôpital, reconnaît ses torts, et dit regretter profondément. « Je suis conscient que mon fils est aussi une victime », lâche-t-il d’une voix brisée.

Son avocate plaide l’impulsivité, évoquant un homme fragilisé par le décès de sa mère en 2018 et le suicide de son frère deux ans plus tard. Elle demande trois ans avec sursis, un suivi psychologique et l’arrêt total de l’alcool et des stupéfiants.

Le ministère public reste ferme : les faits sont graves, et l’homme avait déjà été condamné en 2023 pour conduite en état d’ivresse. Il requiert quatre ans de prison ferme.

Le tribunal rendra sa décision dans les prochaines semaines.

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